Waze et coyote

WAZE, COYOTE : LA SIGNALISATION DE CERTAINS CONTRÔLES ROUTIERS EST DÉSORMAIS INTERDITE !

  • Par vm_infos
  • Le 17/06/2019
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L'Assemblée nationale a adopté vendredi soir un amendement qui permet aux policiers de bloquer partiellement la signalisation des contrôles routiers par les applications mobiles.

La mesure est désormais bien réelle : certains contrôles routiers ne pourront plus être signalés aux automobilistes sur leurs smartphones. Les députés ont voté vendredi soir l'amendement en ce sens proposé par l'élue LREM Zivka Park, co-rapporteuse du projet de loi mobilités. En clair, les forces de l'ordre pourront décider de devenir invisibles sur les applications de navigation, comme Waze et Coyote, dans certains cas bien particuliers. Cette interdiction sera temporaire et dans un périmètre limité, rapporte Le Parisien.

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Les cas bien particuliers permettant cette "invisibilité" partielle sont d'ores et déjà connus : il s'agit des alertes enlèvement, des contrôles liés à des affaires de terrorisme et des contrôles d'alcoolémie. Le texte, relayé par le quotidien, explique en détail que dans ces cas-là, si les forces de l'ordre le décident, il sera alors interdit "à tout exploitant d'un service électronique d'aide à la conduite ou à la navigation par géolocalisation, de rediffuser [un] message ou toute indication émis par les utilisateurs de ce service dès lors que cette rediffusion est susceptible de permettre aux autres utilisateurs de se soustraire au contrôle".

En réalité, l'interdiction de signalisation pourra s'étendre de deux à 12 heures, dans un rayon maximal de dix kilomètres autour du point de contrôle. Et les exploitants de ces applications sont prévenus : s'ils ne respectent pas la législation en vigueur et donc l'interdiction, ils seront passibles de 30.000 euros d'amende et deux ans d'emprisonnement.

Une mesure non applicable aux contrôles de vitesse

Selon Zivka Park, la mesure vise à neutraliser les individus "les plus dangereux" en limitant leurs accès aux réseaux routiers. Elle cite les alertes enlèvement, mais aussi les évadés de prison ou bien d'hôpitaux psychiatriques, et bien entendu les terroristes "comme les frères Kouachi en 2015 qui ont échappé à la police pendant pas mal de temps [...] grâce notamment à la signalisation qui était possible sur Waze", relaie le quotidien.

Cette mesure anti-radars s'appliquera également aux contrôles d'alcoolémie et de stupéfiants mais nullement aux contrôles de vitesse. Elle figurait déjà dans l'avant-projet de loi mobilités en août 2018, mais avait ensuite disparu du texte. Selon Le Parisien, il était alors question "d'ambiguïtés" liées à une possible utilisation de l'amendement lors des contrôles de vitesse. Ce qui avait fortement déplu aux associations de défense des automobilistes.

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