Radar mobile embarque a bord d une renault megane

Les radars fixes ne sont pas près d’être remplacés...

  • Par vm_infos
  • Le 24/01/2019
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Logo varmedias infosDes solutions techniques existent pour moderniser les radars fixes, devenus des cibles faciles. Mais elles sont plus longues à mettre en œuvre que prévu.

Alors que les automobilistes connaissent leur emplacement par cœur, les radars fixes sont devenus les boucs émissaires et des cibles faciles. Pourquoi ne pas passer au plan B et les remplacer par des engins moins visibles… ou plus inaccessibles ?

Des véhicules radars conduits par des chauffeurs privés peu nombreux. La Sécurité routière avait annoncé en avril la mise en service de radars avec chauffeurs privés qui verbalisent discrètement sans flasher. Ces véhicules banalisés gérés par des sociétés agréées doivent être déployés sur l’ensemble du territoire d’ici à 2020 afin de décharger les gendarmes et multiplier les contrôles. « Actuellement, seule la région Normandie en dispose, précise-t-on à la Sécurité routière. Vingt véhicules sont en circulation. On en prévoit vingt-six d’ici à l’été prochain. » Visiblement, le déploiement de ces appareils embarqués n’a pas encore passé la seconde.

Des super-flasheurs en retard. Autre option : les radars tourelles, perchés à 4 m de haut, annoncés pour le début d’année. Ces champions du contrôle sont capables de flasher simultanément 32 véhicules. Grâce à leurs caméras haute résolution, ils peuvent sanctionner les feux rouges grillés, les coups de fil au volant ou encore les dépassements non autorisés. « Le déploiement de 450 tourelles aura lieu un peu plus tard pour des raisons industrielles, signale-t-on à la Sécurité routière. Dix d’entre eux ont servi de testeurs sur tout le territoire. »

Pour l’heure, ces quelques prototypes sont positionnés sur des voies rapides à Marseille ou à des carrefours avec des feux à Strasbourg et à Roubaix. Avant la fin de l’année prochaine, on promet de mettre le turbo, avec 6 000 tourelles sur l’ensemble du territoire dont certains seront des leurres.

Des contrôles à l’ancienne exigeants en effectifs. « Sur l’A4 pour aller à Metz, j’ai croisé des gendarmes avec un radar mobile, j’ai cru avoir la berlue tant je n’en avais plus vu depuis longtemps » explique Isabelle, habituée des grands trajets. A-t-on multiplié les contrôles à la jumelle opérés par des forces de l’ordre au fur et à mesure que les cabines sur le bord des routes étaient détruites ?

Rien n’est moins sûr. « Aucune consigne n’a été passée au niveau national, indique-t-on à la gendarmerie. Ce qui n’empêche pas des compagnies à l’échelon local d’initier ici ou là des contrôles vitesse. » Même son de cloche à la Police nationale. D’autant plus que les forces de l’ordre sont très occupées en cette période de mobilisation des Gilets jaunes. Par ailleurs, multiplier les képis sur le bord des routes n’est peut-être pas la meilleure façon de calmer la colère populaire.

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