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Le compositeur Michel Legrand est décédé

  • Par fr_infos
  • Le 26/01/2019
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Logo varmedias infos 1« La musique, c’est l’air que je respire », avait coutume de dire cet ancien jazzman, connu et aimé de part et d’autre de

Né en 1932 dans le quartier parisien de Ménilmontant, il était sorti diplômé à 17 ans du Conservatoire de Paris. Très vite, le fils de musiciens travaille notamment pour Maurice Chevalier, Henri Salvador et Zizi Jeanmaire. Viendront Cocteau et Piaf, un peu plus tard.

Il est passionné de jazz et n’hésite pas à raconter la variété sous ces rythmes swinguant. Son album « I Love Paris », sorti à 22 ans, s’écoule à huit millions d’exemplaires et le fait connaître outre-Atlantique. En 1958, il enregistre « Legrand jazz » avec Miles Davis, John Coltrane et Bill Evans, stars mondiales du jazz.

Sous l’amicale pression de Jacques Brel, il s’était mis à chanter.

Trois Oscars

Dès 1955, le cinéma l’attire dans ses filets, pour « Les amants du Tage » d’Henri Verneuil. Il mettra en musique toutes les années 1960, tout en s’exilant à Hollywood où l’on s’arrache ses compositions. Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Agnès Varda… il accompagne la Nouvelle Vague. Surtout, il met en musique les plus célèbres comédies musicales de Jacques Demy que sont « Les Demoiselles de Rochefort », « Les parapluies de Cherbourg » et « Peau d’âne ». Dans les années 1970 et 1980, il travaillera pour Clint Eastwood, Louis Malle, Claude Lelouch, Blake Edwards. Il signe même la musique du dernier « James Bond » de Sean Connery, « Jamais plus Jamais ».

Parmi les très nombreuses récompenses qui ont jalonné sa carrière, il a reçu trois Oscars dont le premier en 1969 célébrait « Les Moulins de mon cœur », chanson écrite pour le film « L’Affaire Thomas Crown », avec Steve McQueen et Faye Dunaway. Le second lui est remis en 1972 pour la musique d’« Un été 42 ». Le troisième couronne en 1984 son travail pour « Yentl », interprété par Barbra Streisand.

A 86 ans, ce boulimique de vie travaillait encore. Il était récemment venu applaudir à Paris la première adaptation au théâtre Marigny du conte « Peau d’âne », pour laquelle il avait créé des musiques supplémentaires. Il préparait aussi des concerts parisiens en avril.

 

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